// simulation d’atelier

Une nuit dans l’atelier, de la porte ouverte au Cube.

Plutôt qu’un schéma d’architecture, nous avons préféré proposer une courte partie : vous gardez un laboratoire fictif pendant une nuit, en partant d’un atelier sans aucun contrôle, et chaque niveau, qui se joue en moins d’une minute, introduit une protection au moment précis où son absence commence à coûter. Le propos n’est pas de gagner, mais de sentir pourquoi le vigile finit par devenir spectateur.

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// comment jouer

  • Les deux premiers niveaux se regardent : il n’y a pas encore de vigile, et vous observez ce qui passe, d’abord sans aucun contrôle, puis avec une simple badgeuse.
  • Vous ne pilotez pas le vigile : à partir du niveau 2, il patrouille seul, et vous intervenez lorsqu’il contrôle quelqu’un, en choisissant de laisser faire ou de couper.
  • Les intrus ne se voient pas : il faut lire la carte de contrôle, où un seul voyant rouge suffit à trahir un badge prêté ou une habilitation expirée.
  • Touchez une machine pour l’équiper d’une prise pilotée ou d’un Cube ; l’équipement vous suit d’un niveau à l’autre, à mesure que l’atelier s’agrandit.
  • Un niveau se termine lorsque chacun des cas annoncés en haut de l’écran a été vu, y compris ceux qui tournent mal, puisque ce sont eux qui justifient la brique suivante ; l’écran de fin dresse alors la liste de ce qui a été bloqué et de ce qui est passé malgré tout.

// ce que montre chaque niveau

  1. N0

    Portes ouvertes

    Le constat

    Il n’y a ni vigile ni contrôle : vous voyez passer l’intérimaire à l’habilitation périmée, le stagiaire sans ordre de travail, le badge prêté, le technicien et sa valise de reprogrammation, et même une cafetière branchée sur le circuit d’une machine.

    Le niveau s’arrête lorsque chacune de ces fraudes est allée à son terme, ce qui permet de mesurer que, sans contrôle, rien ne les empêche et rien ne permet de les reconstituer après coup.

  2. N1

    La badgeuse

    Contrôle d’accès à l’entrée

    Une badgeuse installée à l’entrée arrête ceux qui se présentent avec un badge prêté, mais elle laisse passer une habilitation expirée ou une intervention sans ordre de travail, et le badge ouvre ensuite toutes les machines, la découpe laser comprise.

    La badgeuse vérifie une identité à la porte, ce qui est utile, sans rien savoir du droit d’utiliser telle machine ni de ce qui se passe une fois la porte franchie.

  3. N2

    Ronde de nuit

    Le vigile

    Un vigile seul patrouille dans le labo et ne remarque une machine en marche que lorsqu’elle entre dans son halo ; vous tranchez à chaque contrôle en lisant le badge, l’habilitation et l’ordre de travail.

    Un contrôle humain ne couvre que ce qu’il voit, au moment où il le voit, et il ne laisse ni annuaire, ni journal, ni possibilité de révoquer un accès à distance.

  4. N3

    Une prise, un verrou

    Prise pilotée · point d’application

    Une prise commandée mesure la consommation, ce qui lui permet de savoir qu’une machine tourne où que soit le vigile, et elle coupe le courant net au lieu d’attendre la fin d’une escorte.

    Nous avons fait le choix d’un module du commerce, de type Shelly, dont le firmware d’origine est durci plutôt que remplacé ; mais une prise applique une décision sans savoir qui se trouve devant la machine.

  5. N4

    Le Cube

    Cube · point de décision local

    Le Cube identifie l’utilisateur et décide seul pour toutes les machines de sa zone ; il appelle le vigile lorsqu’il est absent et, si une prise équipe la machine, il coupe sans lui.

    La décision est prise sur place, sans dépendre d’un réseau ni d’une connexion de la machine elle-même, qui n’a pas à être modifiée.

  6. N5

    L’audit surprise

    Journal de preuve

    Un auditeur demande qui a utilisé une machine à une heure donnée : sous un Cube, le journal horodaté répond aussitôt, alors qu’ailleurs le registre papier reste muet.

    À nos yeux, c’est ce qu’attendent NIS2, le Cyber Resilience Act et de nombreux donneurs d’ordre : une preuve locale, horodatée et exportable sans réseau, plutôt qu’une déclaration de bonne foi.

  7. N6

    La cafetière

    Recâblage · événement d’identité

    Le badge et l’ordre de travail sont valides, mais quelqu’un a branché autre chose sur le circuit, et le changement de signature électrique trahit la substitution.

    La piste que nous explorons consiste à identifier le point d’alimentation et ce qui y est raccordé, plutôt que la machine elle-même, ce qui supposerait de l’équiper.

// ce que la simulation simplifie

Le laboratoire, les machines et les personnes sont entièrement fictifs, et la nuit est accélérée ; les décisions y sont binaires, alors que dans un atelier réel le comportement en cas de refus se discute machine par machine avec l’exploitation et la sécurité.

La zone d’un Cube y est représentée par un cercle et la détection de recâblage y est idéalisée : il s’agit d’illustrer un principe, non de décrire des performances. OPS-Devices reste à ce jour un démonstrateur, qui ne revendique aucune certification.

// niveaux à venir

  • N7 Le four en cycle — couper n’est pas toujours sûr : le comportement en cas de refus se définit machine par machine.
  • N8 Coupure réseau — le lien vers l’extérieur tombe, et les décisions doivent rester nominales hors ligne.
  • N9 Le sous-traitant de rang 2 — une habilitation expire en pleine intervention, sans annuaire commun.
  • N10 L’usine — une trentaine de machines, plusieurs zones et un rapport d’audit partageable.

Voir les briques en vrai

La prise, le Cube et le journal existent sur notre banc de démonstration ; nous pouvons vous les montrer sur un cas proche du vôtre.

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